Comme vous vous arrêtez à John F. Welch Technology Center de General Electric (GE), un garde en uniforme vous fait signe de passer par une porte de fer. Une fois dedans, vous laissez derrière vous les rues poussiéreuses de Bangalore paralysées par la circulation, et vous entré dans un campus vert avec des bâtiments bas luisants au soleil. Des entrées claires tapissées de plantes et d'ouvres abstraites - "cela encourage la créativité," explique un responsable - passent à travers des laboratoires où physiciens, chimistes, metallurgistes et informaticiens sont blottis près des vases à bec gargouillants, microscopes électroniques et spectrophotomètres. À part des femmes ingénieurs habillées en saris et la musique pop hindoustani apaisante qui flotte à travers le pavillon en plein air qu'est la salle à manger, cela serait bien le complexe géant de recherche et développement chez GE à Niskayuna dans la partie nord de l'État de New York.
Ça ressemble davantage à Niskayuna que vous ne pensiez. Les 1800 ingénieurs travaillant dans le centre, dont un quart sont des doctorats, se livrent à la recherche fondamentale pour la plupart des 13 divisions chez GE. Dans un laboratoire, ils sont en train d'améliorer les modèles aérodynamiques des aubes de moteur-turbines. Dans un autre laboratoire, ils examinent minutieusement la structure moléculaire des matériaux à utiliser dans les DVD à court-terme dans lequel le film est automatiquement effacé après quelques jours. Dans un troisième laboratoire, des techniciens ont installé un modèle opérationnel d'une usine de plastique de GE en Espagne et ont conçu un moyen d'augmenter le rendement par 20%. Des brevets? Les ingénieurs en ont fait des demandes de 95 brevets aux États-Unis depuis l'ouverture du centre en 2000.
Vraiment impressionnant, étant donné qu'il y a quatre ans, ce n'était qu'une parcelle de terre en jachère. Plus impressiinnant encore, les activités à Bangalore sont devenues indispensables à l'avenir d'une des plus grandes et plus lucratives des entreprises en Amérique du Nord. "Ici, il ne s'agit pas de jouer à réduire des frais mais à hâter l'innovation et créer l'augmentation de l'entreprise," explique Guillermo Wille, le directeur général originaire de Bolivie, un des rares non indiens dans le centre.
Le centre Welch est à l'avant-garde d'un des plus grands mélanges d'esprits dans l'histoire. Un grand nombre d'américains savent qu'en Inde, des personnes qui écrivent des logiciels ne coûtent pas cher, et ils sont sans doute arrivés à comprendre que l'employé sympathique qui leur a fait des réservations d'avion est à Delhi. Mais ce n'est que des signes superficiels de la capacité des Indiens. De manière tranquille mais avec une rapidité stupéfiante, L'Inde et ses millions de diplômés d'ingénierie, d'affaires et de médecine de niveau mondial s'empêtrent dans la nouvelle économie d'Amérique comme la plupart d'entre nous l'imaginent à peine. "L'Inde a toujours eu de brillantes personnes instruites," dit Paul Saffo de l'Institute for the Future à Menlo en Californie, c'est lui qui prévoit des tendances technologiques. "Maintenant, les Indiens sont les premiers à faire la colonisation du cyberespace".
Ce décollage technologique est merveilleux pour l'Inde mais effrayant pour beaucoup d'Américains. En fait, l'apparition de l'Inde est en train de se transformer rapidement en le dernier test de Rorschach sur la globalisation. Beaucoup considèrent les employés dans le domaine d'électronique en Inde comme porteurs d'une nouvelle prospérité à une nation qui le mérite et qui est un des partenaires essentiels des entreprises américaines. D'autres les voient comme troupes de choc dans le dernier assaut sur des emplois lucratifs. Howard Rubin, le vice-président exécutif de Meta Group Inc., consultant en matière d'information et de technologie à Stamford, Connecticut, note que les grandes sociétés américaines sont en train de supprimer à la fois entre 500 et 2000 du personnel travaillant dans l'informatique. "Ces personnes-ci ne seront pas réintégrées parmi les effectifs de l'entreprise jusqu'à ce qu'elles acquièrent les compétences appropriées," dit-il. Même les cadres indiens sont conscients du problème. "Ce qui s'est passé dans le secteur manufacturier est en train de se produire dans le secteur des services," dit Azim H. Premji, Président de Wipro Ltd. et fournisseur de solutions informatiques. "Cela soulève beaucoup de questions sociales pour les États-Unis.
Ce n'est guère étonnant que l'Inde soit au cour d'une tempête qui se prépare en Amérique, où les politiciens commencent à considérer l'externalisation en offshore comme étant à l'origine du redressement sans emploi dans les domaines de technologie et de services. Un tollé en Indiana a récemment incité l'État à résilier un contrat informatique de $15 millions passé avec Tata Consulting, une entreprise en Inde. Le syndicat de salariés en télécommunications est furieux et le Congrès fait une enquête pour savoir si la sécurité des dossiers financiers et médicaux est en danger. À mesure que le nombre de personnel engagé s'augmente en Inde, le taux de chômage parmi les informaticiens aux États-Unis est deux fois plus important, s'élevant à 4,6% en trois ans. Le taux est de 6,7% pour les ingénieurs électriciens et de 7,7% pour des gestionnaires de réseau. En tout, le Bureau of Labor Statistics (le bureau de statistiques de main-d'ouvre) signale que 234.000 professionnels du domaine d'informatique sont sans emploi.
La raison la plus importante de la suppression d'emplois, a évidemment été le declin économique aux États-Unis. Toutefois, on ne peut pas nier le fait que le passage vers l'offshore est un facteur. Selon quelques évaluations, il y a plus d'informaticiens à Bangalore (environ 150.000) qu'en Silicon Valley (environ 120.000). Meta pense qu'au moins un tiers du nouveau travail de développement informatique pour de grandes entreprises aux États-Unis est effectué à l'étranger, l'Inde étant le plus grand emplacement. Et l'Inde peurrait commencer à saisir les emplois dans d'autres secteurs. Selon les prédictions de A.T. Kearney Inc., les 500.000 emplois du secteur de services financiers s'exécuteront en offshore d'ici 2008. Malgré l'Indiana, les gouvernements des États-Unis utilisent de plus en plus des prestations de l'Inde pour la gestion de tout, à partir de la comptabilité jusqu'aux programmes de coupons d'alimentation chez eux. Même le Service des Postes des États-Unis fait faire le travail là-bas. Il se peut que l'ingénierie automatique et la recherche sur les drogues aillent suivre.
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Augmenter l'enseignement des Sciences à l'école
La sommité de la technologie Andrew S. Grove, PDG d'Intel Corp. (INTC), conseille que "c'est une question très pertinente" quand l'on demande si l'Amérique pourrait finir par perdre son domination écrasante dans le domaine d'informatique, exactement comme ce qui s'est passé dans le domaine de fabrication d'électronique. La chute des coûts mondiaux de télécommunications, les salaires plus bas à l'étranger dans le domaine d'ingénierie, et de nouveaux logiciels conçus pour la communication poussent des changements révolutionnaires, a dit Grove, lors d'une conférence informatique en octobre. "Du point de vue technique et de productivité, l'ingénieur qui se trouve à 6.000 miles pourrait aussi bien être assis dans la cabine à côté et sur le réseau local." Pour que l'Amérique garde l'avantage, dit-il, Washington et l'industrie américaine doivent doubler la productivité de logiciels par investir dans la recherche-développement et d'éducation des sciences".
Mais il y a également une opinion bien plus positive, c'est qu'utiliser l'intelligence indienne va remonter considérablement la morale des dirigeants de la technologie et des services en Amérique en comblant le manque important prévu de main-d'oeuvre qualifiée lors de la retraite des baby boomers (personnes nées pendant les années du baby boom). C'est surtout possible par une politique américaine plus habile. Des entreprises comme GE Medical Systems (GE), Cummins (CUM), Microsoft (MSFT) et PeopleSoft (PSFT), la société créant des logiciels d'entreprise, qui sont en train de recruter en Inde disent qu'elles ne licencient aucun ingénieur aux États-Unis. Au lieu de cela, en augmentant leurs équipes de recherche-développement aux États-Unis de 260.000 ingénieurs sortant des écoles indiennes chaque an, elles ont les moyens d'affecter beaucoup plus de cerveaux à une tâche et d'accélérer des lancements de produit, de développer plus de prototypes, et d'améliorer la qualité. Un diplômé de génie électrique ou chimique de premier ordre d'un des Indian Institutes of Technology (IIT) gagne environ $10.000 par an, ce qui est approximativement un huitième du salaire de départ aux États-Unis. Rajat Gupta, un diplômé d'IIT, New Delhi, et associé principal à McKinsey & Co dit: "L'externalisation encouragera l'innovation, la création d'emplois et l'augmentation spectaculaire de la productivité qui sera transmise au consommateur".
Que vous considériez la tendance comme perturbatrice ou bénéfique, une chose est claire. L'Amérique d'entreprise ne pense plus qu'elle peut se permettre d'ignorer l'Inde. "Il n'y a tout simplement plus de place à resserrer des coûts aux États-Unis", dit Chris Disher, un spécialiste en externalisation de Booz Allen Hamilton Inc. "C'est pour cette raison que chaque PDG vise l'Inde, et que chaque conseil veut s'en informer". NeoIT, un cabinet-conseil qui avise des clients des États-Unis sur la façon de s'installer en Inde, dit qu'il a été inondé par les grandes sociétés se tardant à se déplacer en offshore. . "On est dans un état où les sociétés sont bel et bien désespérées," dit Avinash Vashistha, l'associé gérant de neoIT, basé à Bangalore ".
En raison de ce décalage, certains aspects commerciaux aux États-Unis restent inchangés. Les mains invisibles des Indiens qualifiés sont présentes dans les sites Web communicatifs des entreprises telles que Lehman Brothers (LEH) et Boeing (BA), les petites annonces affichées sur les pages jaunes et l'ensemble de circuits électroniques actionnant l'iPod de l'ordinateur Apple (AAPL). Tandis que Wall Street dort, les analystes financiers indiens assimilent les dernières présentations de renseignements financiers des entreprises aux États-Unis et classent des rapports à temps pour la séance boursière du lendemain. Le personnel indien examine les dossiers de renseignements médicaux et financiers privés des consommateurs aux États-Unis afin d'aider à déterminer s'ils sont de bons risques pour des polices d'assurances, des hypothèques, ou des cartes de crédit d'American Express Co. (AXP) et J.P. Morgan Chase & Co. (JPM).
D'ici 2008, selon les prévisions de McKinsey, les services informatiques et le travail d'arrière-bureau en Inde vont quintupler à une industrie d'exportation de $57 milliards par an avec 4 millions d'employés, ce qui représente 7% du produit intérieur brut de l'Inde. Une telle croissance motive davantage les meilleurs à rester chez eux en Inde plutôt qu'à émigrer. "Nous travaillons dans les entreprises de niveau mondial, nous sommes en pleine expansion et c'est passionnant," dit Anandraj Sengupta, 24 ans, diplômé d'IIT et jeune star à Welch Centre chez GE, où il a fiat une demande de deux brevets. "Les chances existent ici en Inde".
Si l'Inde peut se transformer en une économie en pleine expansion, ce sera la premier pays en voie de développement qui a utilisé son intelligence, et non pas des ressources naturelles ni de puissance brute de main-d'ouvre de l'usine en tant que catalyseur. Et cet immense pays a très besoin d'expansion à la chinoise. En dépit de ses laboratoires de recherche-développement, l'Inde reste manifestement un pays du tiers-monde. Des exportations de prestations en informatiques utilisent moins de 1% des effectifs. Le revenu par habitant n'est que $460, et 300 millions d'Indiens survivent avec $1 par jour ou moins. Les tribunaux apathiques pourraient mettre 20 ans à résoudre des litiges de contracts. Et ce qu'on considère comme autoroutes à Bombay sont des rues embouteillées prêtes à s'effondrer, bordées de bidonvilles, de tas d'ordures, et de migrants sans-abri qui dorment sur les trottoir nus. Plus qu'un tiers des citoyens indiens de l'ordre de 1 milliard sont illettrés, et juste 60% de maisons sont alimentées en électricité. La plupart des bureaucraties sont surgonflées, corrompues, et dysfonctionnelles. Le déficit budgétaire de 10% du gouvernement est alarmant. Des tensions raciales entre Hindous et Musulmans semblent toujours sur le point d'éclater, et le risque de guerre contre le Pakistan muni d'armes nucléaires est toujours présent.
Ce n'est guère étonnant que comparée à la Chine et son infrastructure moderne et ses effectifs disciplinés, l'Inde a trop de retard dans ses exportations et en tant que pôle d'attraction pour l'investissement étranger. Pendant que la Chine a commencé son mouvement de réforme en 1979, l'Inde ne venait juste de sortir de l'isolement économique auto-imposée suite à une crise financière atroce en 1991. Le taux d'expansion annuelle en Chine dépasse souvent de 10 %, ce qui est bien mieux que le taux moyen de 6 % en Inde depuis les dix dernières annés. Top
Dans la moelle de Silicon Valley
Et pourtant, il se peut que cette source profonde d'intelligence anglophone de QI élevé et économique de l'Inde ait bientôt un impact bien considérable sur les États-Unis que la Chine. La production industrielle qui est la force de la Chine, ne représente que 14% du rendement des États-Unis et 11% d'emplois. La prestation de services qui est le fort de l'Inde, représente 60% de l'économie américaine, ce qui utilise les deux tiers de ses employés. Les travailleurs intellectuels indiens font leurs chemins vers le haut de la chaîne alimentaire de la nouvelle économie, en perfectionnant les tâches à analyser, le sens des affaires et la créativité.
Cela signifie que l'Inde pénètre le noyau économique de l'Amérique. Les 900 ingénieurs à Texas Instruments inc. (TXN), engagés à la conception de puces électroniques à Bangalore se vantent des 225 brevets. Le campus d'Intel inc. (INTC) à Bangalore dirige la recherche mondiale relative aux microprocesseurs de 32 bits destinés aux serveurs et aux puces sans fil. "Ce sont les joyaux de la couronne d'entreprise," dit Ketan Sampat, le Président d'Intel en Inde. L'Inde est en cours de se brancher sérieusement à Silicon Valley. Selon les capital-risqueurs, entre un tiers et trois quarts de jeunes pousses (start-ups) de solutions informatiques, de puces et d'e-commerce financés par eux sont soutenus d'équipes indiennes dans la recherche-d'eveloppement dès le départ. "On ne se voit pas investir dans une entreprise sans s'informer sur leurs plans pour l'Inde," dit Michael Moritz, l'associé de Sequoia Capital , qui a veillé au développement de Google, Flextronics (FLEX), et Agile Software (AGIL). "L'Inde s'est infiltrée dans la moelle de la Valley".
Elle s'infiltre dans la moelle de Main Street . Cette année, les déclarations d'impôt d'environ 20.000 Américains ont été préparées à Bombay par des experts-comptables agréés comme Sandhya Iyer, 24 ans, touchant $500 par mois, dans les bureaux de MphasiS ayant son siège à Bangalore. Après avoir lu les scanners des factures de graines et d'engrais, les reçus de ventes de soja, les formulaires W2, et le dossier de renseignements d'investissement d'un fermier au Kansas, Iyer complète la déclaration d'impôt du fermier comportant 82 pages. "il doit les amortir," elle dactylographie à côté d'une entrée pour de nouvelles machines et une grange. Un expert-comptable agréé aux États-Unis passe en revue et signe la déclaration d'impôt complétée. L'année prochaine, environ 200.000 la déclarations d'impôt aux États-Unis seront faites en Inde, dit CCH Inc. à Riverwoods, Illinois, un fournisseur d'application logicielle de comptabilité. Et c'est non seulement la Big Four sociétés qui font de l'externalisation. "Nous voyons un bon nombre d'entreprises avec 30 à 200 experts-comptables agréés , même les praticiens simples," dit Mike Sabbatis, vice-président des ventes de CCH.
On pourrait avoir d'enormes gains d'efficacité. En effet, l'Inde accélère un reengineering radical de l'Amérique d'entreprise. Les entreprises vont transférer le règlement de facture, les ressources humaines et d'autres fonctions aux nouveaux centres électroniques en Inde. Certes, beaucoup d'entreprises ont rencontré d'innombrables ennuis, allant de mauvaises communications à une qualité inégale. Dell Inc. a récemment indiqué qu'elle va déménager le soutien informatique destiné aux clients d'entreprise de nouveau aux États-Unis. Cependant, un tas d'études effectuées par Deloitte Research, Gartner, Booz Allen, et d'autres conseillers constatent que le transfert de travail vers l'Inde a résulté en une réduction de coûts de 40% à 60% pour ces entreprises. Les entreprises peuvent proposer l'assistance au client et utiliser du matériel informatique coûteux 24/7. Les banques américaines peuvent traiter des demandes d'emprunt-logement en trois heures plutôt qu'en trois jours. Selon les prédictions de Nandan M. Nilekani, directeur général d'Infosys Technologies Ltd (INFY), basée à Bangalore, " De même que la Chine a fait réduire des coûts de production et Wal-Mart (WMT) a baissé des prix de la vente au détail," dit-il, "l'Inde apportera une réduction des coûts de prestations de services".
Mais la déflation signifiera également assez de soucis dans l'immédiat pour des entreprises et employés américains qui n'ont jamais imaginé faire face aux concurrents étrangers. Considérons l'industrie de services informatiques de $240 milliards en Amérique. L'alerte de l'an 2000 a été l'année de la veine des joueurs indiens menés par Infosys, Tata et Wipro, quand les entreprises américaines avaient besoin de tout le support disponible dans le domaine d'informatique. Les Indiens ont toujours moins de 3% de la part du marché. Mais c'est en faisant concurrence aux géants tels qu'Accenture, IBM, et les systèmes de données électroniques (EDS) par un tiers ou plus en ce qui concerne l'informatique et les services de conseils, qu'ils ont changé l'établissement des coûts de l'industrie. "La carte de travail indienne est imbattable," dit John Parkinson, Chief Technology Officer du cabinet-conseil, Cap Gemini Ernst & Young. "Nous ne savons pas utiliser la technologie pour combler la différence". Top
Changement à fendre l'âme
Beaucoup de cols blancs en Amérique vont avoir un changement à fendre l'âme. Selon une étude faite par McKinsey Global Institute, qui croit que l'externalisation en offshore fait du bien, on observe également que seulement 36% d'Américains déplacés pendant les deux décennies précédentes ont trouvé des emplois à la même rémunération ou à un salaire plus élevé. Les revenus d'un quart d'eux ont baissé de 30% ou plus. Etant donné que les employeurs demandent davantage, et cherchent des techniciens experts à l'innovation et à la gestion, cela pourrait prendre longtemps avant que les employés du domaine d'informatique retombent solidement sur leurs pieds.
En revanche, les employés du domaine d'informatique en Inde sentent une énorme occasion. Depuis longtemps, le pays a possédé des principes fondamentaux d'une économie forte de marché: sociétés privées, gouvernement démocratique, normes de comptabilité de l'ouest, un marché des valeurs actif, utilisation répandue de l'anglais, et écoles fortes en matière d'informatique et de mathématiques. Mais la bureaucratie a étouffé ses industries par des contrôles et impôts durs, et les meilleurs esprits scientifiques et d'affaires sont partis aux États-Unis, où 1,8 million d'Indiens expatriés sont classés parmi les groupes d'immigrés les plus réussis.
Maintenant, un grand nombre d'Indiens doués ont un sentiment d'optimisme qui n'a pas été éprouvé en Inde pendant quelques décennies. "L'informatique est l'élément moteur du boom de l'Inde, et nous, la jeune génération, pouvons vraiment livrer le pays de la pauvreté," dit Rhythm Tyagi, 22 ans, un étudiant préparant sa maîtrise au nouvel Indian Institute of Information Technology à Bangalore. "Le campus est complètement branché au Wi-Fi et est équipé de salles de vidéoconférences pour diffuser des cours dans 300 autres universités.
Cette confiance finit par inciter le gouvernement à aborder la plupart des problèmes qui ont assaillis l'Inde depuis si longtemps. Depuis 2001, Delhi est en train de créer un réseau de bus (de transfert de données) à un rythme effréné. Les aéroports modernes vont suivre. La dérégulation du secteur d'énergie devrait mener à l'augmentation de la capacité. L'instruction gratuite pour filles jusqu'à l'âge de 14 ans est une priorité nationale. "Le gouvernement est en cours de résoudre les goulots d'étranglement, un à un," dit Deepak Parekh, un financier qui est à la tête de l'organisme quasi-gouvernemental Infrastructure Development Finance Co.
Top Vision d'avenir
En plus, l'Inde fait des efforts pour s'assurer qu'elle sera en mesure de satisfaire la demande de l'avenir pour des travailleurs intellectuels ici chez elle ainsi qu'à l'étranger. L'Inde produit 3,1 millions de diplômés d'université par an, mais on s'attend à ce que cela double d'ici 2010. On prévoit une augmentation de 50 % du nombre d'écoles de technologie, c'est à dire presque 1.600 écoles en quatre ans. Évidemment, toutes les écoles ne sont pas assez bons pour produire les diplômés de niveau mondial comme des écoles d'élite comme IIT, qui a n'accepté qu'entre 3.500 et 178.000 candidats l'année dernière. Il y a donc un mouvement grandissant à augmenter les salaires des corps enseignant et toucher plus d'étudiants dans tout le pays au moyen d'émissions. La population riche de la diaspora indienne, elle aussi, apporte sa contribution. Les Indiens en Amérique très en vue ont aidé à fonder la nouvelle Indian School of Business, en collaboration avec Wharton School et Kellogg Graduate School of Management de Northwestern University, qui a attiré la majeure partie de son corps enseignant des États-Unis. Pendant ce temps, les six campus d'IIT demandent à leurs anciennes élèves des dons et des liens pour la recherche avec Stanford, Purdue et d'autres universités de premier ordre dédiées aux sciences. "Nous avons pour mission de devenir l'un des principaux établissements des sciences dans le monde," dit Ashok Mishra, directeur d'IIT à Bombay, qui a collecté 16 millions de dollars des anciennes élèves pendant les cinq dernières années.
L'immense population indienne s'avérerait un atout si l'Inde arrive à bien diriger l'expansion. D'ici 2020, les 47% d'Indiens auront entre 15 et 59 ans, comparés à 35% maintenant. Selon les prévisions, les populations actives aux États-Unis et en Chine vont diminuer. Ainsi l'Inde est destinée à avoir la plus grande population d'employés et de consommateurs du monde. C'est pour cette raison importante que Goldman, Sachs et Co. (GS) pense que l'Inde pourrait soutenir l'expansion annuelle de 7,5% après l'an 2005.
Des sceptiques craignent que les entreprises américaines vont trop loin, trop rapidement en se liant avec ce géant. Mais après avoir observé le succès des entreprises comme GE Capital International Services (GE), beaucoup de cadres pensent qu'ils n'ont pas de choix. Dans le centre de GECIS à Bangalore, l'un des quatre centres en l'Inde, Gauri Puri, une dentiste de 28 ans est en cours d'étudier une demande d'indemnité pour la dévitalisation d'une dent (une opération de canal radiculaire) pour vérifier si c'est couvert sous quelque régime d'assurances dentaire d'un patient aux États-Unis. Deux étages plus haut, des membres d'une équipe d'analystes de 550 personnes sont absorbés par des tableurs comportant des tableaux de données époustouflants pendant qu'ils conçoivent des modèles statistiques à aider le personnel de ventes chez GE à comprendre les besoins, les forces et les faiblesses des clients et des concurrents. D'autres préparent des données destinées aux rapports annuels de GE, écrivent des programmes de planification des ressources d'entreprise et traitent des factures mondiales de 35 milliards de dollars. D'après Pramod Bhasin, Président de GE Capital India, "Nous sommes essentiels pour la mission de GE." Les 700 processus métiers effectués en Inde apportent des économies annuelles de 340 millions de dollars à l'entreprise", dit-il.
Les experts financiers indiens sont une aubaine à Wall Street en plus, où les courtages sont sous pression de faire davantage de recherche indépendante. Beaucoup se tournent vers des entreprises tels que OfficeTiger à Madras dans le sud de l'Inde. La société emploie 1.200 personnes qui écrivent des rapports de recherches et effectuent de l'analyse financière pour huit sociétés de Wall Street. Morgan Stanley (MWD), J.P. Morgan (JPM), Goldman Sachs (GS) et d'autres grandes banques d'investissement engagent leurs propres armées d'analystes et personnel du back-office. Beaucoup s'entassent dans Mindspace, une nouvelle ville à l'intérieur d'une ville de 140 demi-hectares (acres) contiguë à proximité de la misère urbaine de Bombay. Environ 3 millions de pieds carrés sont déjà loués aux sociétés de financement de l'ouest. Morgan Stanley va occuper plusieurs étages d'un nouveau bâtiment vers la fin de l'année.
Pour des start-up de Silicon Valley, les ingénieurs indiens les permettent d'utiliser au maximum leurs budgets de recherche-développement. PortalPlayer Inc., à Santa Clara en Californie, un fabricant de puces de multimédia et de logiciel imbriqué pour les dispositifs portatifs tels que lecteurs de musique, a engagé 100 ingénieurs en Inde et aux États-Unis qui se mettent à jour chaque jour à 9 heures du matin et 10 heures du soir. J.A. Chowdary, PDG de Pinexe, la filiale de PortalPlayer à Hyderabad, indiquent que la société a réduit le cycle de développement d'environ six mois et a réduit des coûts de recherche-développement de 40%. Impressisonnés, les capital-risqueurs ont apporté 82 millions de dollars à PortalPlayer. Top Plus de coup pour le dollar
De vieilles entreprises d'économie profitent, elles aussi. Cummins, le fabricant de moteurs, se propose d'utiliser son nouveau centre de recherche-développement à Pune à développer des modèles d'ordinateurs sophistiqués nécessaires à la conception électronique de mises à niveau et de prototypes. Steven M. Chapman, Vice-président international dit "Nous serons en mesure de présenter cinq ou six nouveaux moteurs au lieu de deux avec le même budget de 250 millions de dollars destinés à R&D, sans un seul licenciement aux États-Unis".
Toutefois, il y a une crainte lancinante aux États-Unis, c'est que de telles assurances sonneront creux avec le temps. Aux autres industries, le déplacement de production économique vers l'Asie de l'Est était suivi de la technologie. Maintenant, la Corée du Sud et le Taiwan sont des leaders mondiaux d'ordinateurs-agendas, de téléphones sans fil, de puces mémoire et d'affichages numériques. À mesure que les entreprises comptent davantage sur des informaticiens en Inde et ailleurs, selon le raisonnement, les États-Unis pourraient céder le contrôle d'autres technologies fondamentales. "Si nous continuons à externaliser les travaux professionnels nécessitant des compétences élevées en offshore, les États-Unis risquent de céder son rôle principal dans l'innovation," avertit John W. Steadman, nouveau président américain de l'Institute of Electrical & Electronics Engineers Inc. Cela pourrait également arriver si beaucoup d'étrangers, qui représentent 60% de diplômés des sciences aux États-Unis et qui ont été responsables clés de la réussite technologique des États-Unis, n'iront plus en Amérique lancer leurs meilleures idées.
À travers l'histoire américaine, on a renvoyé des ouvriers des fermes, des fabriques de textiles et des usines sidérurgiques. En fin de compte, la main d'oeuvre a réussi à trouver des emplois mieux rémunérés de qualité élevée. Il se pourrait bien que cela arrive encore. Il y aura toujours un besoin urgent d'ingénieurs aux États-Unis, par exemple. Mais ce dont on a besoin, ce sont les ingénieurs qui peuvent travailler étroitement avec des clients, gérer les équipes de recherche et améliorer de manière créative des processus métier. Des techniciens déplacés qui manquent de tels compétences auront besoin de formation réelle; ceux qui entrent dans les écoles auront besoin d'éducation approfondie.
S'adapter à l'effet de l'Inde sera traumatisant mais il n'y a aucun signe que l'Amérique d'entreprise retourne en arrière. Pourtant le défi de l'Inde présente également une grande possibilité pour les États-Unis. Si l'Amérique arrive à bien effectuer la transition, le résultat final serait un gain de cerveaux qui accélère la productivité et l'innovation. L'Inde et les États-Unis, des nations qui, il y a 15 ans, se communiquaient à peine, pourraient s'avérer être les associés économiques idéaux du nouveau siècle.
Top Avantage Inde
Les firmes principales d'intelligence métier et les cabinets-conseils du monde tels que Giga, Forrester Research et McKinsey & Co. ont proposé de diverses raisons pour l'augmentation par les multinationales d'externalisation offshore en lnde. On s'attend à ce que l'externalisation s'élève à au moins 23 pour cent pendant 2002. Selon les analystes, la qualité et la rentabilité en Inde sont des les avantages importants qui attirent ces firmes. Giga prédit que l'Inde va continuer à dominer en tant que pays préféré pour l'externalisation, comparé aux pays concurrents comme la Chine, l'Irlande, l'Israël, et les Philippines.
Entre-temps, Forrester Research dit que, d'ici 2003, un plus grand nombre d'entreprises engagera les prestataires en offshore et que leurs budgets s'augmenteront rapidement. Le budget prévu à la technologie s'augmentera de 12 pourcent aujourd'hui à 28 pourcent en 2003. Selon une étude effectuée par Forrester en novembre 2001, l'Inde a l'avantage sur d'autres nations concurrentes du domaine d'externalisation de services informatiques en raison de son expérience de ce domaine depuis dix ans, de l'aisance à s'exprimer en anglais, de l'infrastructure de politique du gouvernement et des propositions de haute qualité.
Aujourd'hui, les multinationales se ruent vers l'Inde pour revendiquer une part du marché d'externalisation de l'nformatique. Tandis qu'un grand nombre d'entreprises externalisent le développement d'applications logicielles aux sociétés indiennes, d'autres sont en train d'établir une présence en Inde et participent activement à l'exportation de logiciel. Le secteur multinational est ressorti comme un segment important, qui contribuent 98 550 millions de roupies du montant total des exportations de 356 000 millions de roupies pour l'an 2001 à 2002, ce qui correspond à une part de 27% des exportations totales.
L'Inde peut être une destination offshore idéale car elle offre de divers avantages par rapport aux autres pays. Ceux-ci ont été classés comme suivant: Top Ressources humaines importantes
Chaque an, environ 19 millions d'étudiants sont inscrits dans les lycées et 10 millions d'étudiants s'inscrivent au collège qui proposent des études en deux ans à travers l'Inde. D'ailleurs, 2,1 millions de diplômés de licence et 0,3 million de diplômés de maîtrise sortent des universités ou des collèges en Inde.
Tandis qu'entre 2,5 et 3 pourcent d'entre eux trouvent des emplois dans d'autres domaines ou poursuivent leurs études à l'étranger, le reste choisit de travailler dans l'industrie informatique. Même si le flux des lycéens vers les cours de collège s'augmente très légèrement, cela résultera en un grand nombre d'employés qualifiés entrant dans l'industrie. Étant donné le taux actuel, il y aura environ 17 millions de personnes disponibles dans l'industrie informatique d'ici 2008. Top Système éducatif en Inde
Le système éducatif en Inde met un accent fort sur les mathématiques et la science, ce qui résulte en un grand nombre de diplômés en sciences et d'ingénierie. Mastery over quantitative concepts coupled avec English Compétence en has resulted in a Compétences set that has enabled the country to take advantage of the current international demand for IT. La maîtrise des concepts quantitatifs s'ajoutant à la connaissance d'anglais ont aidé à profiter de la demande actuelle en matière d'informatique dans le monde entier.
Top Main-d'ouvre de qualité
Des programmeurs indiens sont connus pour leurs compétences techniques fortes et leur enthousiasme à satisfaire les besoins des clients. Dans certains cas, les clients externalisent le travail afin d'avoir accès au talent plus spécialisé de l'ingénierie, en particulier dans le domaine des télécommunications. L'Inde a également un des plus grands groupes de professionnels qui parlent anglais.
Top Politique du gouvernement
Le gouvernement de l'Inde reconnaît que l'informatique aura une influence considérable sur le développement économique dans l'avenir. L'informatique fait partie du programme du gouvernement qui met la politique à exécution qui apportera le maximum d'avantage à leur industrie.
Les initiatives de libéralisation et de dérégulation prises par le gouvernement de l'Inde sont visées à soutenir l'expansion et l'intégration avec l'économie mondiale. Les réformes ont réduit des conditions d'exploitation sous licence et ont rendu accessible la technologie étrangère. Les réformes ont également enlevé des restrictions à l'investissement et ont facilité le processus d'investissement.
Le gouvernement favorise activement l'investissement étranger direct, des investissements d'Indiens non-résidents y compris les personnes morales étrangères ( Overseas Corporate Bodies ou OCB) possédées par les Indiens non-résidents. Il est possible de rapporter l'investissement étranger direct par voie automatique, basé sur des pouvoir accordés à la banque Reserve Bank of India .
Jusqu'à 1994, le Service de télécommunications (DOT- Department of Telecommunications) était le prestataire unique des services de base de télécommunications en Inde. La nouvelle politique nationale de Télécommunication ( National Telecom Policy ) a ouvert le champ aux participants privés.
Après que le gouvernement s'est rendu compte du potentiel de l'Inde en tant que puissance importante en informatique, il a pris plusieurs initiatives de promouvoir le développement de l'informatique. Le ministère de l'information et de la technologie de communications joue un rôle actif à développer l'infrastructure qui soutient le développement de la technologie de l'information. Le projet de loi pour l'informatique passé en 2000 fournit un cadre juridique pour la reconnaissance des contrats électroniques, la prévention de la criminalité informatique, le classement électronique des documents, etc.
On a également proposé des amendements de la Loi 'Indian Evidence Act', du code pénal indien et de la Loi 'RBI Act'. On a proposé le mécanisme de la signature numérique pour aborder les questions à l'égard de la juridiction, de l'authentification et de l'origine.
En admettant l'importance du financement par des capital-risqueurs, le ministère de la technologie de l'information a ouvert des fonds nationaux d'entreprise (National Venture Fund) destinés à l'industrie d'applications logicielles et de l'informatique avec un corpus de 1000 millions de roupies en association avec des petites industries, La Development Bank of India (SIDBI) et La Industrial Development Bank of India (IDBI). Les fonds sont destinés à fournir du capital-risque aux start-up informaticiens et aux unités informatiques du petit secteur. Top La loi IPR en Inde
NASSCOM est en train de jouer un rôle crucial en aidant l'industrie informatique à réaliser sa vision pour l'informatique et pour les services. Conjointement avec le gouvernement, NASSCOM a pris plusieurs initiatives pour l'implémentation efficace de la politique du gouvernement sus-mentionnées.
NASSCOM a aidé le gouvernement à implémenter presque toutes les recommandations originales du dernier rapport NASSCOM-McKinsey en 1999 au sujet des marchés financiers, des capital-risqueurs, de SEBI et de la loi sur les sociétés.
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